Comptines d’une désespérée

Je suis de ces casseroles qui pourtant prennent plaisir à chantonner.
Allez j’avoue, par moments il m’arrive même de croire que je chante bien. Et à l’heure où je vous cause, il y en a un autre qui croit encore que je détiens la voix la plus merveilleuse du monde.
Du coup, tant que mon Just A accepte d’être bercé par cette douce voix illusion, j’en profite un max. Toute comptine digne de ce nom est passée au moins une fois par mes cordes vocales.
C’est dire si je connais le doss’ sur le bout des doigts.
Les comptines, ces douces mélodies que nous fredonnons machinalement à nos marmots, comme le faisaient nos parents, et nos grands-parents avant eux. J’ai bien dis « machinalement », on les connaît tellement par cœur, qu’on ne réfléchit même plus au message que l’on transmet à notre sainte progéniture.
Et pourtant, je vous promets, il y a de quoi s’arrêter 2 secondes sur cette affaire.
Prenons « Ainsi font, font, font ». La chanson se termine par : Mais elles reviendront, les petites marionnettes, mais elles reviendront quand les enfants dormiront. Ben oui tiens, c’est vrai qu’on ne galère pas assez à les coucher, si on se rajoutait une difficulté ? On a qu’a leur faire croire que papa et maman attendent que tout le monde soit au lit pour s’éclater tout les deux avec les marionnettes ? Bon je vous l’accorde, cela peut être un bon alibi dans certaines situations délicates, alors passe encore.
« J’ai du bon tabac », inutile de vous faire un dessin pour vous expliquer en quoi ce n’est pas très adapté de chanter ça a un enfant : J’ai du bon tabac dans ma tabatière, j’ai du bon tabac tu n’en auras pas. Et bim, c’est déjà pas très normal que tu réclame des Marlboro a 4 ans, mais en plus je te dégoûte bien avant de te dire que tu n’en aura pas. Ne vous étonnez pas si il fume un paquet par jour a 18 ans.
Qui ne connaît pas ce cher Cadet Roussel ? Alors lui, on en apprend une bonne à chaque couplet. La chanson commence par nous dire qu’il n’a pas moins de 3 maisons, et juste pour loger des hirondelles. Je vous explique même pas les fonciers qu’il doit se taper. Petit point ophtalmo par la suite, non seulement il a 3 yeux mais en plus il louche, le pauvre. Cela dit, ce passage me fait beaucoup beaucoup rire je l’avoue. Bref, il a aussi trois garçons. L’un est voleur, l’autre est fripon et le troisième est « un peu ficelle ». (?) Si quelqu’un parmi l’assistance sait de quoi il s’agit, je réclame des explications. En plus de ses garçons, il a déjà marié ses trois filles dans trois quartiers différents. Mais les deux premières ne sont pas belles et la troisième n’a pas de cervelle. Whahou. Fantastique. Vraiment, on envie tous Cadet Roussel !
Je vous ai gardé le must de la comptine crétine pour la fin. J’ai nommé « La mère Michelle ». Alors là c’est carrément un hymne à la débauche. Elle croit qu’elle a perdu son chat, certes. Mais en fait c’est ce maudit père Lustucru qui lui a kidnappé dans l’attente d’une rançon. Elle, qui devait être en fin de mois, a été jusqu’à se prostituer pour récupéré son animal de compagnie. Et bien non, tenez-vous bien, l’autre pourri de père Lustucru a préféré le vendre contre un lapin ! Magnifique dénouement !

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